Finalement la squadra azzurra mettra fin à la malédiction en 2006, en ajoutant une quatrième étoile à son maillot. Le contexte rappelle un peu celui de 1982. Le football italien est dans la tourmente en raison d'un vaste scandale de matches truqués et d'arbitres achetés, qui éclaboussent quelques-uns des plus grands clubs italiens, à commencer par la Juventus.
Mais si l'équipe d'Italie est perturbée dans sa préparation par ce scandale, elle y puise également une source de motivation et une force intérieure qui seront décisives pour l'obtention du titre.
L'Italie de 2006 est dirigée par Marcello Lippi et emmenée par des joueurs en état de grâce comme le gardien Gianluigi Buffon, le défenseur Fabio Cannavaro ou le milieu Andrea Pirlo mais aussi par des joueurs qu'on attendait pas comme les défenseurs Fabio Grosso et Marco Materazzi. Les azzurri franchissent un à un les obstacles (quelquefois difficilement comme ce huitième de finale contre l' Australie remporté à l'ultime minute à 10 contre 11, grâce à un penalty doutable.) et se qualifient pour les demi-finales où ils doivent affronter l'Allemagne, dans son antre de Dortmund. À l'issue d'un match superbe, ils viennent à bout du pays organisateur (2-0 après prolongations,buts inscrits dans les 2 dernières minutes par Fabio Grosso et Alessandro Del Piero). Enfin, en finale, le 9 juillet à Berlin, ils décrochent une quatrième étoile en prenant leur revanche sur l'Équipe de France après un match où pendant les prolongations ils étaient en difficulté (1-1 après prolongations, 5 tirs au but à 3), où chaque équipe a eu sa mi-temps, l'Italie ayant la possibilité de « tuer » le match au cours de la première mi-temps et subissant au cours de la seconde mi-temps et des prolongations. Malgré la polémique autour de Marco Materazzi, l'Italie va réussir une séance parfaite de tirs au but qui lui permet de décrocher sa quatrième étoile.